Vous cherchez quelque chose ?

Les 10 commandements du storytelling : comment vendre avec une histoire


Le storytelling, ou l’art de raconter des histoires est devenu un pilier important du webmarketing. Nombre de marketeurs s’en servent pour vendre leurs produits, ou pour proposer des services qui seront appréciés de leurs prospects. 

 

Pour autant, être un bon « storyteller » ne s’improvise pas. Si vous n’avez ni le temps ni l’envie de recruter un bon copywriter, vous voulez sans doute en savoir plus sur l’art du storytelling sur le web. Voici les 10 règles essentielles à retenir si vous rédigez des histoires pour vendre sur internet.

Le premier commandement consiste à bien cerner la cible. En effet, votre produit n’est pas dévolu à tout le monde. Il ne concerne qu’une catégorie très précise d’internautes. Par conséquent, vous devez écrire une histoire qui parle à cette cible. Voilà pourquoi les copywriters ont cet adage bien connu : « On peut vendre n’importe quel produit en ligne…mais pas à n’importe qui ».

Il est donc judicieux de se renseigner sur les personnes que vous voulez toucher. Qui est votre acheteur de base ? Combien est-il prêt à débourser pour un produit ? À quelle fréquence achète-t-il ? Qu’aime-t-il en particulier ? Quelles sont ses habitudes sur le web ? À quelle fréquence visite-t-il les pages ou les sites web relatifs à votre produit ?

Tous ses renseignements peuvent être  compilés grâce à des outils de tracking en ligne. Gardez néanmoins ceci à l’esprit : pour un même article, vous rédigerez peut-être 3 ou 4 histoires différentes. On ne parle pas de la même façon à un étudiant qu’à une mère de famille, ou un chef d’entreprise. Ce qui touche l’un ne touchera pas forcément l’autre.  Si vous ciblez au mieux les prospects éventuels, vous avez rédigé 30% de l’histoire avant même d’avoir commencé.

Pour que votre histoire touche et pousse le visiteur à l’action, faites simple. Pourquoi ? Parce que ceux qui vous lisent ne sont pas dupes. Si votre histoire sonne creux et faux, ils passeront à autre chose. Vous n’avez pas forcément besoin d’une histoire rocambolesque et tirée par les cheveux. Au mieux, l’expérience racontée pourrait être personnelle et véridique.

Sinon, ne cherchez pas trop loin pour trouver une histoire qui évoque quelque chose à vos clients. En effet, il suffit parfois de parler d’un problème courant auquel votre produit répond pour capter l’attention de vos visiteurs en ligne. Vous vendez des matelas ? L’histoire tournera peut-être autour de nuits de sommeil inconfortables. Mais si vous la racontez bien, vous séduirez des clients.

Vous ne disposez que de 10 secondes pour retenir l’attention d’un visiteur sur la page de vente. Au-delà de ce temps, il quittera la page s’il n’est pas attiré par l’histoire. Que faire donc ?

Rentrer dans le vif du sujet immédiatement !

Ne vous perdez pas en conjectures. Le titre devrait à lui seul le pousser à dire : « Tiens ! ça c’est pour moi ». Et là encore, vous n’avez pas besoin de vous compliquer la tâche.

Tenez : entre ce titre d’une page de vente en ligne d’un grossiste:

« Achetez et vendez ce logiciel pour devenir riche »

Et celui-ci :

« Comment je gagne 2500 euros par semaine avec un accessoire qui coûte moins de 10 euros »

Qu’est-ce qui parle le plus rapidement à celui qui lit ?

Le secret d’une page web qui vend bien, c’est le poids des mots chargés en émotion. N’oubliez pas que c’est l’émotion, et non la raison qui pousse à acheter. Les bons vendeurs savent faire appel à vos sentiments. Les mauvais vendeurs donnent uniquement des raisons d’acheter.

Que sont les mots chargés en émotion ? Ce sont ceux qui font appel aux sentiments comme la panique, la joie, la colère, la stupéfaction, le dépit, la tristesse, ou l’euphorie. Des phrases du type « J’étais abasourdie » ; « Il pleurait à chaudes larmes » ; « J’ai ri au point de m’en briser les côtes », font appel à des émotions que les gens connaissent. Vous en servez-vous à profusion lorsque vous rédigez sur le web ?

Privilégiez les détails qui permettent de visualiser ou de faire ressentir les émotions. Tous les détails ne sont pas utiles. Mais un texte de storytelling sans détails est ennuyeux à chier. Il faut donc en choisir les bons. Si vous racontez l’histoire d’une jeune femme pour pousser à s’inscrire sur un site de rencontres, les détails relatifs à l’aspect du restaurant où elle s’est fait poser un lapin sont-ils vraiment judicieux ? Peut-être pas. Avant de choisir un détail dans l’histoire, demandez-vous : à quoi servira ce détail ? Dans cette vidéo,  découvrez l’art de sublimer les détails d’une histoire de storytelling.

Il est très important de mettre en avant un héros qui parle à votre cible. Ce n’est qu’ainsi qu’on peut suivre votre histoire de bout en bout. Certaines personnes et certains traits de caractère nous sont si communs qu’ils constituent de bons héros pour le storytelling en ligne. Citons entre autres :

Le naïf ; l’amoureux éconduit ; la jeune femme adepte d’accessoires de mode ; le sportif millionnaire ; ou vous-mêmes...

Évidemment, ce personnage doit être en phase avec le public cible. Par exemple, un jeune adolescent s’identifie facilement à un sportif millionnaire. Si vous vendez des produits pour le sport, et évoquez ce personnage, il y a de fortes chances que le jeune liste l’histoire jusqu’à la fin.

Voici un autre aspect qui différencie la bonne histoire de la mauvaise : faites vivre ou ressentir l’émotion qu’on ressent après avoir acheté le produit. Dans une lettre qui vantait un logiciel de tracking, un bon copywriter fait voir ce qu’on ressent quand on en a équipé un dans notre machine. Vous pouvez ressentir le sentiment de sécurité suggéré. Faites pareil. Insistez sur les résultats, le bonheur ou toutes les bonnes choses que le produit vanté procurera.

Rédigez simplement, mais correctement. Une storytelling truffée de fautes grammaticales, ou d’erreurs de syntaxes porte un coup terrible à votre business et votre réputation. Ne badinez pas avec la langue et le style. Si vous avez du mal à écrire correctement, faites appel à un spécialiste. Une phrase normale qui parle à tout le monde obéit à la structure  « sujet + prédicat ». Rien de plus. Utilisez des métaphores et des illustrations, mais n’en faites pas trop. Respectez les règles de ponctuation. Un texte agréable à lire séduit au moins autant qu’une illustration bien conçue.

Pour vous éviter donc des impairs, obéissez au 9ème commandement : relisez votre texte. Pas une fois, mais plusieurs fois. Laissez passer quelques heures, et relisez-vous. Puis, faites-le lire à 3 ou 4 autres professionnels. S’ils vous suggèrent d’apporter quelques changements, faites-le. En fait, il est rare que le premier jet proposé par un copywriter constitue la storytelling définitive. Le texte est toujours épuré plusieurs fois, et l’histoire remaniée, avant d’être proposée. Relisez-vous donc. C’est un impératif.

Le 10ème commandement est simple : pour vous faire lire, dites les choses compliquées avec des mots simples. À moins que la cible ne soit constituée de professionnels habitués à un jargon trop compliqué, restez simples. Rappelez-vous qu’il s’agit d’une histoire. En principe, elle devrait être accessible à tous. Si vous devez utiliser une expression complexe, expliquez-la. Ne laissez aucun de vos lecteurs dans l’expectative. Plus c’est clair, mieux c’est.

Avec ces 10 commandements, vos storytellings parleront au cœur et pousseront de plus en plus de gens à choisir vos produits.

11 % J'adore
39 % Cool
7 % Utile
14 % Oh!
11 % Inquiet
7 % Triste
11 % Grrr

Découvrez toutes les formations webmarketing du campus pour maximum 35 € par mois. Faites connaissances avec les professeurs de l'université dès aujourd'hui !

Parcourir toutes les formations

Aimez-vous cet article ?

Nos réseaux préférés


Il y a eu 2 membres à avoir trouvé cette page pertinente avec un score de 93 sur 100.

Sur le même sujet